Faire moins : moins de « il faut »

Une nouvelle semaine démarre sur le blog, avec un nouveau thème : faire moins. Je l’écris au moins autant pour moi que pour vous (ça m’arrive souvent), parce ce que c’est un combat de chaque instant pour moi. On a commencé par parler de la tentation d’être occupé.e pour se sentir important.e et on a pris conscience de ce qui nous occupe vraiment. On a utilisé ces infos pour se concentrer sur ce qui compte vraiment. Hier, on a fait un petit aparté sur les distractions. Aujourd’hui, on revisite toutes ces tâches qui nous paraissent impératives.

Notre vie est cousue de trucs à faire qui nous paraissent indispensables. Surtout, quand on est parent et qu’on a la responsabilité de quelques petits êtres pour lesquels on veut le meilleur. Alors, on accepte une contrainte après l’autre. Jusqu’à la limite. Parfois jusqu’à l’épuisement et le burn-out.

Aujourd’hui et peut-être pour quelques jours, je voudrais que vous soyez attentif.ve quand l’une de ces tâches indispensables se présente. Pour les examiner avec un regard un peu différent. Encore une fois, je vous invite à questionner votre quotidien. Ce n’est pas pour le plaisir de se torturer avec des interrogations sans fin. Pas non plus pour passer son temps à prendre des décisions épuisantes. Malheureusement, je ne peux pas vous donner des réponses toutes faites, juste des outils pour vous aider à trouver votre propre voie.

Mais plutôt parce que, parfois, les contraintes survivent à leur utilité. Je m’explique, il n’est pas rare qu’une tâche ait eu une vraie valeur ajoutée au moment où vous l’avez intégrée dans votre quotidien, mais la raison ait disparu au fil du temps. Et pourtant, la tâche est restée par habitude. Parce que personne ne s’est interrogé.e sur son utilité depuis sa mise en place.

La seconde raison pour revisiter ses tâches « impératives », c’est le principe de la grenouille dans la casserole. Si vous n’êtes pas familier avec cette image, vous trouverez plus d’explications ici. L’idée, c’est que les changements négatifs ne sont pas perçus s’ils arrivent suffisamment progressivement. Une tâche peut être parfaitement gérable au départ, mais, pour une raison ou une autre, devenir chronophage ou énergivore au fil du temps. Sans que nous en soyons conscients si nous ne les examinons pas de près.

Voici les questions qu’on peut se poser :

  • Pourquoi cette tâche est vraiment utile ? Si la raison est « externe », si elle vient d’une autre personne que vous (par exemple « pour faire plaisir à Machin »), je vous encourage à vous reposer la question autant de fois qu’il faudra pour arriver à une raison « interne » (« Pourquoi faire plaisir à Machin » ?)
  • Le temps que cette tâche me prend est-il cohérent avec le résultat obtenu et l’utilité actuelle ?
  • L’énergie que cette tâche me demande est-elle cohérente avec le résultat obtenu et l’utilité actuelle ?

Pour éviter de retrouver les mêmes phénomènes au bout de quelque temps, je vous invite à faire cette démarche de temps en temps. Tous les mois ou les trimestres, ça me paraît bien.

On termine cette conversation dans le billet de demain. Le podcast de vendredi sera consacré au même thème.

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