Les faits et les histoires qu’on se raconte

Je suis vraiment ravie de vous retrouver avec un nouveau thème cette semaine, car ce sujet me tient à cœur. On va donc parler de gestion des pensées et des émotions pendant les prochains jours. Hier, on a évoqué comment le rôle de notre cerveau comme usine à pensées. Aujourd’hui, on s’intéresse à l’origine de nos émotions.

En effet, c’est nos pensées qui créent des sensations dans notre corps que nous appelons « émotions ». Par exemple, imaginons que mon gamin mange en cachette des bonbons, alors que je lui ai dit que ce n’est pas le moment (ceci est bien entendue une situation fictive, bien loin de ma vie idyllique de maman parfait de 3 petits anges parfaits. Tout ressemblance avec des personnages ayant réellement existé serait une pure coïncidence…).

Il s’agit d’un simple fait et pas très grave en plus. Pourtant il provoque dans mon cerveau un train de pensées invraisemblable. Ça va commencer par quelque chose comme « il n’aura plus faim pour manger sa soupe ce soir ». Mais assez vite on va arriver à des pensées plus surprenantes : « cet enfant ne sait pas se contrôler quand il est question de nourriture », « je ne contrôle pas tous les faits et gestes de mon enfant », « il va devenir obèse », « il va devenir un grand délinquant ». Ce qui mène évidemment à « il va devenir un grand délinquant obèse ». Et se terminer en toute logique par « je suis une mauvaise mère ».

Tout ça pour 3 bonbons mangés en douce. Je vous laisse juger de l’utilité de tout le drame qui se construit dans ma tête à ce moment-là. Alors, je suis peut-être un cas isolé (et probablement psychiatrique à ce moment-là…). Mais, à voir les autres parents autour de moi avec leurs enfants, j’en doute. Et pas seulement les parents d’ailleurs. Qui n’a jamais monté en épingle une situation simple en s’imaginant un drame qui en découlerait immanquablement ? Comme parent, on est peut-être plus exposé car on est responsable du bien-être de nos enfants, mais qu’il faut bien, en même temps, leur apprendre à se débrouiller tous seuls.

C’est, encore une fois, le rôle de notre cerveau pour notre survie d’imaginer les dangers potentiels. Pour éviter les situations dangereuses et trouver des parades. Mais c’est un peu envahissant dans la plupart des cas. Il peut être très utile, pour notre santé mentale et ceux qui partage notre vie, de surveiller nos pensées et de repérer quand on tombe dans le n’importe quoi. Pour revenir aux faits et la juste proportions des choses.

On continue demaine cette discussion qui, je l’espère, vous intéresse autant qu’elle me passionne. Rendez-vous également vendredi pour le podcast.

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